Vinted amène ses acheteurs, votre lien n'en amène aucun. Le calcul honnête, le mois chiffré d'une vendeuse lyonnaise, et le moment où basculer a du sens.
Sailo team12 min de lecture
Vous vendez 80 pièces par mois sur Vinted, une cliente vous demande pour la troisième fois si vous avez « autre chose, en dehors de l'appli », et vous commencez à vous dire que vous seriez mieux chez vous.
Gardez Vinted. Ouvrez un lien à côté. Et n'attendez pas de ce lien qu'il remplace quoi que ce soit avant très longtemps, parce que la seule différence qui compte entre les deux est celle-ci : Vinted amène ses propres acheteurs, votre lien n'en amène aucun.
Léa tient une friperie sélectionnée à Lyon. Pièces chinées, certaines retouchées par elle, panier moyen 25 €. Environ 80 ventes par mois, aujourd'hui presque toutes sur Vinted. Elle a ouvert son propre lien en janvier. Premier mois : 6 ventes.
Six contre quatre-vingts. C'est le vrai rapport, et tout le reste de cet article part de là.
Il faut être précis sur ce qu'on abandonnerait, parce que la plupart des articles sur le sujet vendent quelque chose et sautent cette partie.
Des acheteurs déjà en train d'acheter. Quelqu'un qui ouvre Vinted à 22 h a déjà décidé de regarder des vêtements. Il tape « veste en jean vintage taille 38 » et vos pièces apparaissent parce qu'elles correspondent, pas parce qu'il vous connaît. Cette intention d'achat, personne ne vous la donnera ailleurs gratuitement. Sur votre propre lien, chaque visiteur est quelqu'un que vous avez amené vous-même.
Un circuit d'expédition intégré. L'acheteur choisit son point relais dans l'application, l'étiquette se génère, le suivi remonte tout seul, et vous n'avez ni grille tarifaire à tenir ni adresse à saisir. Sur votre lien, vous refaites cette partie à la main. Ce n'est pas rien, et ça se compte en minutes par colis.
Un système de paiement et de litige. L'argent est bloqué, l'acheteur paie des frais de protection, et quand ça se passe mal il y a une procédure. Vous ne l'aimez pas toujours, mais elle existe et elle n'est pas de votre poche.
Un classement qui peut vous offrir une semaine. Une pièce bien référencée, mise en avant au bon moment, et vous vendez sept articles en deux jours sans avoir rien fait de plus.
Sur les tarifs, les frais et les mises en avant, je ne vous donne aucun chiffre : leurs grilles changent et je ne les ai pas ouvertes en écrivant ces lignes. Allez lire les conditions en vigueur le jour où vous décidez, pas un chiffre recopié dans un article.
Le client. Vous avez un pseudo. Pas un prénom, pas une adresse e-mail, pas un numéro. La personne qui vous a acheté quatre pièces en six mois, vous ne pouvez pas la prévenir que vous sortez un arrivage samedi. Elle doit vous retrouver toute seule, dans une application qui montre en priorité ce qui l'arrange, elle.
Le contrôle de votre présentation. Vos photos sont dans un gabarit, vos prix dans une grille, votre travail à côté de celui de quelqu'un qui vide son armoire. Une veste que vous avez reprise à la main pendant deux heures ressemble, dans un résultat de recherche, à une veste sortie d'un placard.
La stabilité. Les règles, le classement et la mise en avant changent quand la plateforme le décide. Votre bon mois de mars n'est pas une promesse pour avril.
Sur Vinted, vous louez l'attention. Sur votre lien, vous possédez la relation. La question est de savoir laquelle des deux vous manque le plus cette année.
Ses chiffres à elle, premier mois de son lien, janvier.
| Vinted | Son propre lien | |
|---|---|---|
| Ventes | 80 | 6 |
| Panier moyen | 25 € | 34 € |
| Produits vendus | 2 000 € | 204 € |
| D'où viennent les acheteurs | de la recherche dans l'appli | de son Instagram (940 abonnés) et de ses clientes fidèles |
| Ce qu'elle garde après la vente | un pseudo | prénom, e-mail, historique |
| Temps par vente | environ 4 min | environ 9 min |
| Ce que ça lui coûte | la grille en vigueur, plus les mises en avant si elle en prend | 0 € sur virement, 1–3 % sur carte, plus l'abonnement |
Le panier est plus élevé sur son lien, et ce n'est pas un hasard : c'est là qu'elle met les pièces retouchées et c'est là que les gens prennent deux ou trois articles d'un coup, parce qu'ils achètent chez elle, pas une pièce précise trouvée dans une recherche.
Mais 204 € contre 2 000 €. Elle ne coupe pas Vinted. Personne de sensé ne le ferait.
Voilà la phrase que j'aurais aimé lire avant d'essayer : le mois où Léa a réservé ses plus belles pièces à son propre lien au lieu de les mettre sur Vinted, elle n'a pas vendu ses belles pièces plus cher. Elle les a vendues moins vite, et deux sont encore là.
Le coût de Vinted n'est pas seulement dans sa grille. Il est dans le fait que vous ne construisez rien qui vous appartienne. Trois ans de bonnes ventes, et le jour où le classement change, vous repartez de la même case que quelqu'un qui s'inscrit aujourd'hui.
Le coût de votre propre boutique, lui, est intégralement un coût de travail. Le lien ne cherche personne. Trouver les acheteurs devient votre métier, en plus de chiner, de retoucher, de photographier et d'expédier. C'est un métier entier que Vinted faisait gratuitement à votre place.
Comptez-le en heures avant de le compter en euros. Léa met environ 9 minutes par vente sur son lien contre 4 sur Vinted, mais ce n'est pas le vrai écart. Le vrai écart, c'est les 3 heures par semaine qu'elle passe à publier, à répondre en messages privés et à relancer ses clientes pour amener ces 6 ventes. Sur Vinted, ces 3 heures n'existent pas.
Les deux, dans cet ordre, et sans se raconter d'histoires sur le calendrier.
Ce dernier point est celui que les gens ratent. Ils annoncent leur lien à leurs abonnés Instagram, qui les suivent déjà et qui n'achètent pas, au lieu de le glisser à leurs acheteuses réelles, qui ont déjà payé une fois. Les 6 ventes de Léa en janvier venaient de 5 personnes qui lui avaient déjà acheté sur Vinted l'automne précédent.
Si vous partez vraiment de zéro sur ce canal, le rythme et la méthode sont détaillés dans obtenir ses premières commandes en ligne, et ils ressemblent beaucoup à ce que Léa a fait sans le savoir.
Un e-mail sur les prix, les photos, la livraison et le fait d'être payé. Sans pub et sans remplissage.
Quatre signaux. Il en faut au moins deux, pas un seul.
Des acheteuses vous demandent par votre nom. Pas « cette veste est-elle encore dispo », mais « tu as reçu quelque chose cette semaine ? ». Ça veut dire que la relation existe déjà et qu'elle est bridée par la plateforme.
Vous fabriquez ou vous transformez. Une pièce que vous avez teinte, coupée, brodée ou remontée n'est plus de la revente. Elle a un prix que vous décidez, une histoire à raconter et une marge à défendre, et rien de tout ça ne passe dans un résultat de recherche. Le calcul complet est dans fixer ses prix en artisanat, et il change tout à la question de savoir où vendre.
Votre panier moyen monte. À 25 €, la friction d'un nouveau site coûte plus cher que ce qu'elle rapporte. À 60 ou 80 €, l'acheteur accepte volontiers une étape de plus, et un virement ne le surprend pas du tout.
Vous vendez déjà en dehors. Marché, boutique en dépôt, salon, groupe local. Vous avez alors des gens qui vous rencontrent physiquement et qui repartent avec un lien, ce qui est de loin la meilleure entrée pour une boutique à soi.
Et le contre-signal, aussi net : si vos ventes viennent à 95 % de la recherche dans l'application et que vous avez moins de 500 abonnés ailleurs, votre lien fera moins que le mois dernier. Pas plus. Ouvrez-le quand même, mais ouvrez-le comme un investissement de six mois, pas comme un déménagement.
L'expédition. Sur votre lien, personne ne choisit de point relais à votre place et aucune étiquette ne se génère. Vous écrivez vos options d'envoi et leurs prix vous-même, et vous les tenez à jour vous-même quand la grille du transporteur bouge en janvier. Ce que ça change à votre marge, et pourquoi le relais reste presque toujours le bon défaut en France, c'est dans point relais ou livraison à domicile.
L'encaissement. Pas de séquestre, pas de procédure de litige. Vous êtes payée directement, ce qui est plus simple et plus rapide, et vous portez le risque. En pratique, en France, au-dessus d'une quarantaine d'euros, beaucoup d'acheteurs proposent eux-mêmes le virement et donner un IBAN ne choque personne. Les détails qui évitent les mauvaises soirées sont dans se faire payer par virement, à commencer par celui que tout le monde oublie : écrire le nom exact du titulaire du compte.
Les avis. Vous perdez les évaluations accumulées sur la plateforme, et c'est une perte réelle. Sailo permet de recueillir des avis produits sur toutes les formules, avec une note de 1 à 5 étoiles et un texte, et rien ne s'affiche tant que vous ne l'avez pas approuvé. Mais vous repartez de zéro avis, et il faudra plusieurs mois pour reconstituer ce que vous aviez.
La déclaration. Vendre en dehors d'une plateforme ne change pas vos obligations, ça change seulement qui les déclare. Si vous vendez régulièrement, avec l'intention de vendre, la question du statut se pose de la même façon des deux côtés. Ne la réglez pas avec un commentaire lu quelque part : autoentrepreneur.urssaf.fr et service-public.fr disent ce qui s'applique à votre situation.
Votre propre lien vous amène zéro acheteur le premier jour.
Sailo vous donne une page à l'adresse sailo.store/votrenom, en ligne dès l'inscription, et une commande qui arrive déjà rédigée avec l'article, les options, l'adresse et le total. C'est tout. Il n'y a pas de place de marché, pas de moteur de recherche, pas de catégorie où être classée, pas de fil de découverte. Personne ne tombe sur votre boutique. Chaque personne qui l'ouvre est une personne que vous y avez envoyée.
C'est exactement l'inverse de Vinted, et c'est à la fois le défaut et l'intérêt.
Le reste est simple. Sur virement, paiement à la livraison, WhatsApp, Instagram, Telegram, e-mail et téléphone, Sailo ne touche jamais l'argent et ne prend aucune commission. La seule commission qui existe est de 1–3 % sur la valeur des produits quand l'acheteur paie par carte, hors livraison et hors taxes, et le paiement par carte demande un compte Stripe validé. Stripe est disponible en France au 6 août 2026, donc la carte fonctionne réellement ici, mais revérifiez à votre date.
Faites le calcul avec les chiffres de Léa. Sur son panier de 25 €, la commission carte représente environ 12 centimes. Sur 6 ventes par mois, l'abonnement à 49 $ représente environ 3,30 $ par vente. C'est l'abonnement qui coûte, pas la commission, et c'est vrai tant que le volume ne monte pas. Tant qu'elle est à 6 ventes, l'encaissement par virement, sans abonnement, est le choix raisonnable.
Enfin, il n'y a aucun rail de paiement français dans Sailo. Ni Lydia, ni Paylib, ni PayPal. Si une acheteuse propose Lydia, vous pouvez écrire ce qu'il faut dans le champ d'instructions du virement et confirmer vous-même l'encaissement. C'est une solution manuelle qui marche tous les jours, mais c'est une solution manuelle, pas une fonctionnalité.
Ne coupez rien. Ouvrez un lien, mettez-y cinq pièces, et pas n'importe lesquelles : celles que Vinted vend mal, les transformées et les lots.
Glissez une carte dans vos vingt prochains colis, après avoir vérifié ce que les conditions en vigueur autorisent.
Et fixez-vous un seuil avant de commencer. Si dans six mois votre lien fait moins de 10 % de vos ventes, il n'est pas mort, il est jeune, et vous continuez. S'il fait 30 %, la conversation change complètement.
Pour amener ces acheteurs quelque part sans y passer vos soirées, vendre sur Instagram sans site reprend le trajet entier, du fil jusqu'au paiement, et dit où chaque étape doit se passer.
Écrit par
Sailo team
Un lien, toute votre boutique.
Un e-mail sur les prix, les photos, la livraison et le fait d'être payé. Sans pub et sans remplissage.
Sailo lui met simplement une porte d'entrée — pour qu'on puisse parcourir, comparer et voir les prix avant de vous écrire.
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