Quelles coordonnées donner, pourquoi une capture n'est pas un paiement, et le message exact quand on vous dit avoir viré et que vous ne voyez rien.
Sailo team12 min de lecture
« Je t'ai fait le virement ce matin, tu peux l'envoyer aujourd'hui ? »
Il est 22 h, vous ouvrez votre appli bancaire, et il n'y a rien. La personne vous envoie une capture d'écran. La capture a l'air parfaitement vraie. Et maintenant vous devez décider si vous emballez, ou si vous écrivez quelque chose qui va sonner comme une accusation.
La réponse courte. Donnez trois informations exactes, l'IBAN, le BIC, et le nom du titulaire du compte écrit tel qu'il apparaît sur le relevé. Demandez un libellé que vous pourrez retrouver. Et n'expédiez rien avant d'avoir vu la ligne au crédit sur votre compte. Une capture n'est pas un paiement. C'est une intention de paiement très bien présentée.
Sofiane chine des meubles à Roubaix, les décape, les relooke et les revend. Panier moyen : 140 €. Une quinzaine de ventes par mois, presque toutes payées par virement. Sur ces quinze, il y en a deux ou trois par mois qui se coincent exactement dans cette conversation.
Un acheteur français à qui vous donnez votre RIB ne trouve pas ça bizarre. C'est le réflexe par défaut dès que la somme monte. Au-dessus d'une quarantaine d'euros, c'est souvent l'acheteur lui-même qui propose le virement. Vous n'avez donc personne à convaincre. Vous avez seulement à ne pas rater le milieu.
Ce qui doit être affiché, en toutes lettres :
Le troisième évite le plus d'abandons, et c'est celui que presque personne n'écrit.
L'acheteur tape l'IBAN, et son appli lui affiche le nom du bénéficiaire pour qu'il vérifie. Si votre compte est au nom de Sofiane Ghaleb et que votre boutique s'appelle « Le Bon Chiné », la personne qui s'apprête à envoyer 140 € à un nom qu'elle ne reconnaît pas s'arrête net. Certains demandent. Beaucoup ferment l'appli et se disent qu'ils verront demain.
Écrivez-le vous-même, avant qu'on vous le demande. « Le compte est au nom de Sofiane Ghaleb, c'est moi. » Neuf mots qui sauvent une vente à 140 €. Même chose si le compte est au nom de votre conjoint ou d'une société dont le nom légal n'est pas le nom commercial. Dites-le.
C'est la partie gênante, alors autant la dire vite.
Une capture se modifie sur un téléphone en quarante secondes, avec des applications qui existent pour ça. Un virement peut s'afficher « envoyé » chez celui qui paie et être rejeté ensuite, parce que le plafond était atteint ou que l'IBAN a été mal recopié. Et un virement programmé produit une capture parfaitement authentique, avec une date d'exécution qui n'est pas aujourd'hui.
Vous ne soupçonnez personne. Vous utilisez la seule source qui compte.
La capture vous dit ce que l'acheteur a voulu faire. Seule votre banque vous dit ce qui s'est passé.
La façon de le dire sans vexer personne, c'est d'en faire une règle avant que le problème arrive, pas au milieu. Sous les coordonnées bancaires, une ligne : « J'expédie quand le virement apparaît sur mon compte, en général le jour même. » Ce n'est plus une méfiance, c'est le fonctionnement de la boutique.
C'est là que naissent presque tous les malentendus, parce que l'acheteur croit que virer, c'est instantané, et parfois ça ne l'est pas.
La forme générale, sans entrer dans les règles de votre banque : à l'intérieur d'une même banque, c'est en général immédiat. Entre deux banques différentes, ça dépend du type de virement, de l'heure, du jour et des règles de chaque établissement. Le virement instantané existe, il n'est pas toujours proposé par défaut, il n'est pas facturé pareil partout, et l'acheteur ne sait souvent même pas lequel des deux il a déclenché.
Ne devinez pas votre cas. Faites ceci une fois : envoyez 5 € depuis un compte que vous avez dans une autre banque, un samedi vers 19 h, et notez l'heure à laquelle la somme apparaît. Recommencez avec l'option instantanée si votre banque la propose, et notez ce qu'elle vous facture.
Cette note est votre politique d'expédition, connue avec certitude au lieu d'être espérée. Écrivez-la sur la page avec ces mots-là. « Si vous virez depuis une autre banque le soir, je le vois le lendemain matin. » Un acheteur qui sait ça à l'avance ne vous écrit pas à 22 h.
Le virement arrive sur votre relevé au nom du titulaire du compte émetteur, pas au pseudo Instagram de la personne.
Vous allez donc voir passer « M. ABDELKRIM GHALEB » et devoir deviner laquelle de vos onze conversations en cours c'est. Notez les deux dès la commande, le pseudo et le nom du titulaire, sur la même ligne. Si vous ne le faites pas, vous passerez un dimanche de novembre à faire correspondre quatorze prénoms à onze lignes de relevé pendant que trois personnes vous demandent si le leur est bien arrivé. C'est le genre d'après-midi qu'on ne recommence pas.
L'autre moitié, c'est le libellé. Demandez quelque chose de court et unique : les quatre derniers chiffres du numéro de téléphone, ou le numéro de commande. Pas le nom du produit, que les gens abrègent différemment chaque fois dans un champ souvent trop court.
Et sachez que ça ne marche qu'à moitié. Le libellé saisi par celui qui envoie ne remonte pas toujours entier, ni toujours au même endroit, sur le relevé de celui qui reçoit. C'est une aide, pas une preuve. La preuve, c'est le montant, plus l'heure, plus le nom du titulaire.
Ça arrive plus souvent qu'on ne croit, et c'est presque toujours de bonne foi.
Quelqu'un vire 140 € parce que c'est le prix affiché sur la photo, et oublie les 18 € de livraison. Ou il arrondit. Ou sa banque lui facture des frais qui sortent du montant. Vous vous retrouvez avec 140 € encaissés et une commande à 158 €.
Décidez votre seuil à l'avance, et ne le renégociez pas à chaque fois.
| Écart constaté | Ce que fait Sofiane |
|---|---|
| Moins de 2 € | Il absorbe et ne dit rien, écrire le message lui coûte plus cher que l'écart |
| De 2 € à 20 € | Il le signale en confirmant, sans en faire une affaire |
| Plus de 20 € | Il n'expédie pas tant que ce n'est pas complet |
Le message pour la tranche du milieu tient en une ligne. « J'ai bien reçu 140 €, il reste 18 € de livraison, vous me les passez maintenant ou avec la prochaine, comme vous voulez. » Pas de reproche, pas de point d'exclamation, une option.
La vraie correction est en amont : si le total affiché comprend déjà la livraison, l'acheteur ne fait plus l'addition de tête à 22 h. Et si vous ne savez pas encore quoi mettre dans cette ligne de livraison, la méthode de calcul est dans calculer ses frais de port sans y perdre sa marge.
Un e-mail sur les prix, les photos, la livraison et le fait d'être payé. Sans pub et sans remplissage.
Enregistrez ce message en réponse rapide et ne le réécrivez plus jamais à la main :
« Merci, je regarde. Il n'apparaît pas encore sur mon compte, entre deux banques ça met parfois quelques heures. Dès que je le vois je vous confirme et je vous donne le numéro de suivi. Si demain midi il n'y a toujours rien, redites-le-moi et on le cherche ensemble avec votre justificatif. »
Ce message fait quatre choses. Il remercie. Il n'accuse pas. Il explique pourquoi ça peut traîner. Et il donne une heure précise, la seule chose qui fasse vraiment baisser l'inquiétude de l'autre, parce qu'il sait quand revenir au lieu de vous relancer toutes les vingt minutes.
Ce qu'il ne faut pas faire, c'est expédier « pour cette fois » parce que la conversation devient inconfortable. Vous le referez, et vous saurez ce que ça coûte le jour où ça vous aura coûté.
Si vos échanges se passent surtout dans une messagerie, ces réponses enregistrées valent encore plus cher, et la mécanique complète est dans vendre sur WhatsApp sans y passer ses soirées.
Ça va arriver, et souvent. Entre particuliers, Lydia et Paylib circulent beaucoup en France, et l'acheteur les propose spontanément parce que c'est ce qu'il utilise avec ses amis.
Il faut être précis ici. Sailo n'a aucun rail de paiement français. Ni Lydia, ni Paylib, ni PayPal, ni aucun portefeuille. Pas de bouton, pas d'intégration, pas de confirmation automatique.
Ce que vous pouvez faire en pratique : le moyen de paiement « virement bancaire » comprend un champ d'instructions en texte libre. Vous y écrivez ce que vous voulez, y compris votre identifiant Lydia, et vous confirmez vous-même l'encaissement quand l'argent est arrivé. Ça marche tous les jours. Mais c'est une solution manuelle, pas une fonctionnalité, et il vaut mieux le savoir avant de bâtir son organisation dessus.
Le coût caché est là : deux rails à surveiller au lieu d'un, donc deux applications à ouvrir et deux listes à recouper le dimanche soir. Trois moyens de paiement pour quinze ventes par mois, c'est du travail que vous vous êtes fabriqué.
Sailo a un champ pour chaque coordonnée : nom de la banque, nom du titulaire, numéro de compte, IBAN, SWIFT/BIC, et le champ d'instructions en texte libre. L'acheteur compose sa commande sur la page, choisit le virement, et voit vos coordonnées à côté du total exact à envoyer. Rien que ça supprime la moitié des erreurs de montant.
Maintenant la limitation, et elle est réelle.
Sailo ne peut pas savoir qu'un virement est arrivé. Il n'est pas connecté à votre banque et il ne le sera pas.
Quand vous marquez une commande comme payée, c'est parce que vous avez ouvert votre appli bancaire et que vous avez regardé. Personne ne le fait à votre place. Si vous partez trois jours, ça ne se fait pas, et les commandes attendent. C'est le prix d'un canal où l'argent va directement du compte de l'acheteur au vôtre.
En échange, sur le virement, Sailo ne prend aucune commission et ne touche jamais l'argent. Pas un centime, sur aucune formule.
| Moyen de paiement | Ce que Sailo prend | Ce qu'il faut | Qui constate l'encaissement |
|---|---|---|---|
| Virement bancaire | Rien | Un IBAN | Vous, dans votre appli bancaire |
| Paiement à la livraison | Rien | Rien de plus | Vous, quand l'acheteur a payé |
| Carte | 1–3 % de la valeur des produits, hors livraison et hors taxes | Un compte Stripe validé | Stripe |
La seule commission qui existe chez Sailo, c'est ce 1–3 % sur la carte. Sur une commande de 140 €, 70 centimes, plus la part de Stripe que vous lisez sur leur grille. Et la commission sur carte passe de 3 % à 1 % selon la formule, donc à quinze ventes par mois, ce qui coûte, c'est la commission, pas l'abonnement. Stripe accepte les inscriptions en France, vérifié le 6 août 2026 sur leur page de disponibilité par pays. Cette liste bouge, revérifiez-la le jour où vous décidez.
Quinze ventes par mois à 140 €, ça fait 2 100 € de produit.
Avant de mettre de l'ordre là-dedans, il perdait à peu près une vente par mois dans cette conversation : quelqu'un qui refroidit en attendant, ou une commode partie avant que le virement soit constaté et jamais payée. Une vente, 140 €. Ce n'est pas une catastrophe. C'est 6,7 % de son chiffre qui s'évapore pour un problème de rédaction.
Ce qu'il a changé n'a rien coûté. Le nom du titulaire sous l'IBAN. Une ligne pour dire quand il expédie. Les quatre derniers chiffres du téléphone en libellé. Et le nom du titulaire noté à côté du pseudo dès la commande, pas après.
Le dimanche a cessé d'être un jour d'enquête bancaire. C'est le vrai changement, et il n'apparaît sur aucun tableur.
Il y a un moment où cette méthode devient chère, et ce n'est pas un nombre de commandes, c'est un nombre de minutes.
Si vous passez plus d'une demi-heure par jour à recouper des virements, ou si vous vendez à des heures où vous ne pouvez pas ouvrir votre banque, le virement vous coûte déjà plus que n'importe quelle commission. C'est là que la carte devient une vraie question. Avant ce point, honnêtement, vous n'en avez pas besoin.
Une dernière chose, qui n'est pas un sujet de paiement. Encaisser par virement laisse une trace de tout ce que vous vendez, et c'est très bien. Mais la question qui traîne derrière, « est-ce que je dois me déclarer ? », ne se règle pas sur un forum. La réponse dépend de la régularité et de l'intention de vendre, et elle se vérifie à l'URSSAF sur autoentrepreneur.urssaf.fr et sur service-public.fr. Faites-le avant que le volume monte.
Ajoutez le nom du titulaire à côté de l'IBAN. Écrivez une ligne qui dit quand vous expédiez. Puis envoyez ce soir un virement de 5 € depuis une autre banque, en dehors des heures de bureau, et notez combien de temps il met.
Trois changements, une soirée. La plupart des conversations de 22 h cessent d'exister.
Si vous voulez en plus que la commande arrive avec le total déjà additionné, l'organisation complète est dans vendre sur Instagram sans site. Et si vous cherchez encore à qui vendre, commencez par obtenir ses premières commandes, parce qu'un encaissement parfaitement réglé sans acheteur n'encaisse rien du tout.
Écrit par
Sailo team
Un lien, toute votre boutique.
Un e-mail sur les prix, les photos, la livraison et le fait d'être payé. Sans pub et sans remplissage.
Sailo lui met simplement une porte d'entrée — pour qu'on puisse parcourir, comparer et voir les prix avant de vous écrire.
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